Du 29/03 au 22/07 2021, l’association au travers de son président Hugo QUILLIOU a pris part à un projet international en Ouzbékistan. Ledit projet était un partenariat entre trois associations, Hydr’Open, Deux Gouttes d’eau (2GE) et A.S.I.E. Thibault PÉAN et Léo DESMULLIEZ, deux membres de 2GE ont aussi participer à la mission. Comme Hydr’Open, 2GE […]

Du 29/03 au 22/07 2021, l’association au travers de son président Hugo QUILLIOU a pris part à un projet international en Ouzbékistan. Ledit projet était un partenariat entre trois associations, Hydr’Open, Deux Gouttes d’eau (2GE) et A.S.I.E. Thibault PÉAN et Léo DESMULLIEZ, deux membres de 2GE ont aussi participer à la mission.

(Dans l’ordre : Léo, Hugo et Thibault)

Comme Hydr’Open, 2GE est une association étudiante de l’ENSE3. Elle est axée sur la solidarité internationale dans des thématiques liées à l’eau.

A.S.I.E est une association française de solidarité internationale, elle organise des projets en Inde, en Chine et est au début d’une dynamique de projets en Ouzbékistan.

Site web de A.S.I.E.

L’association A.S.I.E. a eu un rôle primordial pour tous les aspects d’organisation et de prise de contact tout le long de la mission. Cette dernière a été séparé en deux. Les deux premiers mois ont été consacrés à un projet propre à 2GE, portant sur les condenseurs de rosée, une technologie propre à l’association. Le reste de la mission a porté sur un projet, propre à Hydr’Open, d’installation d’une turbine hydroélectrique. Après deux semaines de prospection dans deux régions du pays, Namangan et Jizzakh, un site adéquat a été identifié proche de la ville de Kosonsoy dans la région de Namangan. Le site en question est un cours d’eau passant dans le village de Tergachi et rejoignant une rivière plus grande par le biais de trois chutes, dont une cascade qui est l’élément ayant attiré notre attention sur cette zone.

Le temps de ce projet, les trois étudiants ont eu la chance d’être logés chez l’habitant. Cela leur a permis de découvrir la culture, la façon de vivre et les coutumes ouzbèkes au cœur de l’action. Le fait de vivre chez des locaux a aussi été d’une grande d’aide pour le projet. Toutes les personnes rencontrées étaient très heureuses de pouvoir aider en quelque manière que ce soit. Certains aidaient pour la construction, certains pour la traduction lors d’achat de matériel et d’autres voulaient simplement discuter du projet ou de la France.

Cour intérieure de la maison où nous avons logés

Le travail s’est organisé en quatre phases, le dimensionnement de l’installation, la construction de la turbine, l’installation de la conduite et la mise en service. Le dimensionnement a été fait assez rapidement grâce au tableur développé par l’association. La construction de la turbine a été la phase la plus chronophage étant donné le nombre d’éléments qui la compose. Les éléments en question sont la roue, l’injecteur, le bâti et transmission. La construction de la roue et de l’injecteur ont été faites par les trois étudiants sans l’aide de locaux. Mais, tout au long du projet,  des locaux ont participé à l’avancement. L’achat des matériaux et des outils a été fait grâce à l’aide de deux jeunes locaux qui accompagnaient au bazar et dans les magasins spécialisés. Un mécanicien a fabriqué un serre-joint spécialement pour l’utilisation du projet.

La roue a été faite en bois et PVC et l’injecteur en bois et métal. Le choix des matériaux s’est fait en prenant en compte leur facilité à être trouver, travailler et leur prix. Les outils principaux utilisés pour ces éléments sont une scie sauteuse, pour la découpe dans le bois, un cutter pour creuser le PVC et une scie circulaire avec disque en papier de verre pour limer bois et PVC.

La construction de la structure et de la transmission a été faite avec l’aide de trois mécaniciens. Le bâti sans transmission a été par deux mécaniciens, principalement grâce à des plans sans l’intervention des étudiants. Il a été fait en métal, parce que cela a été jugé comme une meilleure solution pour absorber les vibrations sans que l’intégrité de la structure soit compromise.

La transmission a été un effort commun entre un troisième mécanicien et les étudiants. Habib TURDIMATOV, le mécanicien en question, a été présent pour tout le travail de soudure de la transmission. Son intervention a été d’une grande aide, parce que la soudure des roulements et des rails étaient une tâche délicate.

Une fois ce travail de soudure terminé, l’assemblage de la transmission était à faire. Le choix a été d’avoir deux étages de transmission pour que le rapport de multiplication de vitesse soit suffisant.

Toute la construction jusque-là a occupé 4 semaines de travail. Les étapes suivantes d’installation de conduite et de mise en eau ont eu lieu sur 5 jours de travail. La première partie à installer est la retenue d’eau. Suite à plusieurs essais, la solution finale a été de poser la conduite au fond de l’eau et de faire un barrage de pierres pour la maintenir au fond, tout en retenant ces pierres avec des barres métalliques.

La difficulté majeure de l’installation du reste de la conduite jusqu’au pied de la cascade a été le fait qu’il y ait trois chutes différentes. Ces conditions ont impliqué le fait que la conduite soit en partie aérienne et non posée au sol. Pour cela, la conduite était attaché avec de la corde, en particulier au niveau des coudes.

Avec la conduite installée, il ne restait plus qu’à déplacer la structure à sa sortie pour connecter et procéder à la mise en eau. Contrairement au tuyau qui était transporté le long du cours d’eau pour être installé, il a fallu passer dans la maison d’un particulier à cause de l’encombrement de la structure. Des locaux ont été d’une aide précieuse pour le transport étant donné le poids et la taille de la structure.

Suite à ces tests, les étudiants ont du rentrer en France. Habib TURDIMATOV le mécanicien qui a beaucoup apporté son aide lors de la construction et Azimjon EGAMBERDIYEV un employé d’une société de conseils pour des projets d’ingénierie en Europe sont deux personnes avec qui nous resterons en contact pour les prochaines actions à entreprendre.

Ce projet est donc le premier qui aura permis un contact avec des populations locales qui sont intéressées et s’approprient la technologie. La suite du projet dépend des conditions météorologiques sur la zone et sa sécurité. En effet, deux inondations ont eu lieu durant le mois de juillet, dont une atteignant un niveau suffisant pour immerger en partie l’installation. L’ordre du jour est de discuter avec les contacts par rapport à la possibilité qu’une telle inondation se reproduise. En effet, de tels inondations n’avaient pas eu lieu depuis 15 ans et deux sont arrivés en l’espace d’un mois. S’il est estimé que les conditions automnales et hivernales à venir ne sont pas propices, l’expérimentation pourra avoir lieu comme prévu. Si ce n’est pas le cas, il faudra envisager de déplacer l’installation chez le mécanicien Habib chez qui une cascade est aussi présente.

Hugo Quilliou